Bonne Année les Fines Gueules !

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Article Posté dans : Non classé par anneserres le 27 janvier 2012 à 13:49

Bonne année à tous avant que janvier ne soit terminé et que je ne puisse plus vous souhaiter de vous régaler en 2012 !

Pardon pour ce long silence. L’inspiration est là mais un petit problème de maintenance m’empêche de mettre en ligne d’alléchantes images… Cela ne saurait durer plus longtemps, donc à très bientôt !

La Fine Gueule

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Quel vin boire… un 11.11.11 à 11h11 ?

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Article Posté dans : Que boire avec... par anneserres le 11 novembre 2011 à 11:11

A votre avis ??? Seriously, what else ?…

Cliquez sur la photo pour avoir la vidéo / Please click to see the video, there's some english as well

11H11 c’est l’heure où tout est bien parallèle, bien rangé, souvenez-vous de ce sketch de Pierre Desproges, car d’autres s’en souviennent et ont prévu de se retrouver aujourd’hui à 11H11 sur sa tombe au Père Lachaise.

Pour ma part, je suis à Montpellier, bien loin du Père Lachaise et je me contenterai d’ouvrir une bouteille de Château Figeac, son Saint-Emilion préféré.

Au moment de déguster ce Figeac 1997, une pensée pour Thierry Manoncourt.

Au moment de profiter de cette célébration de l’intelligence en bonne compagnie (Bisous à ma Pauline, à Cathy, à Michel) :

- une pensée pour Michel Audiard, Frédéric Dard, Pierre  Desproges : ces génies qui parlent de nos vins quand nos têtes sont malades…

- et donc une pensée pour toi, Alexandre, mon amour.

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Tags: alexandre astier, château figeac, michel audiard, pierre desproges, thierry manoncourt

Quel vin boire avec… un orage ?

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Article Posté dans : Que boire avec... par anneserres le 8 novembre 2011 à 19:42

Après Paris et les Pays-Bas, franchement, la pluie, je pensais connaître. Mais là…

Les intempéries qu’a traversées la région Languedoc-Roussillon au cours de la semaine écoulée n’ont rien à voir avec ça. Le phénomène cévenol ne génère pas de la pluie. Ne confondons pas « pluie », même battante, et « seaux d’eau poussés pas le vent des heures durant sans discontinuer ». Si vous y ajoutez des éclairs et du tonnerre, vous obtenez une Fine Gueule terrorisée un jour de Fête des Morts, se disant que ça va être la sienne ce coup-ci.

Ne rions pas des peurs animales. Celles qui vous saisissent devant le vide, le feu… ou l’eau qui monte et qui emporte tout sur son passage. Ne rions pas de ce moment où la voix écaillée du cerveau reptilien se fait entendre dans un cri : « je ne veux pas mourir!!! ». Votre Fine Gueule était un bien pitoyable petit lézard tremblant ce 1er novembre.

Fort heureusement, face à l’adversité, elle a eu le réflexe : le gras sera mon salut. Et voilà comment est né la recette du figatellu aux légumes. Recette improvisée, suivez le raisonnement :

Quand le tonnerre gronde et que la pluie bat, qu’a-t-on envie de manger ?

UN POT AU FEU.

Quand on a les légumes mais pas la viande, que fait-on ?

Non, on ne cherche pas une autre recette. Pas quand on est une Fine Gueule, amis Fines Gueules. On cherche une autre viande. J’avais justement un figatellu. Je l’aime cru mais il parait qu’il faut le cuire. Grillé, je ne suis pas fan car il est facilement trop salé. Alors ouvert dans un bouillon goûteux, cela m’a semblé idéal. Sitôt dit, sitôt fait.

Quand le bouillon est trop gras et trop fort pour le boire seul, que fait-on ?

Oui, bon une heure plus tard, il fallait se rendre à l’évidence : tel quel, c’était pas possible. Alors on absorbe. Riz ? Pâtes ? Blé ? Lentilles ? Ca l’aurait fait aussi, mais les risoni, ces petites pâtes en forme de grains de riz, c’est tout à la fois (et je n’avais pas de lentilles).

Laissez refroidir quelques heures puis réchauffez vivement, arrosez d’un filet d’huile d’olive comme s’il s’agissait d’une ribollita en Toscane. Et hop ! Voila, je vous présente le prozac des tempêtes !

La rime est riche mais faut reconnaître : le Prozac des Tempêtes, ça pète !

 

De quoi l’accompagne-t-on ? D’une cuvée d’exception, bien sûr, celle que produit Julien Fournier au Domaine de Serrelongue à Maury. Dominée (60 %) par un Mourvèdre triomphant en arômes de cuir et d’épices poivrées giroflées, la cuvée n’en est pas moins marquée Grenache (35 %) avec un raisin confit et lustré d’une touche oxydative qui goûte l’olive noire. Le pont est tendu entre la Corse, la Catalogne (si, pour l’huile d’olive, qui vient de la Cabana) et les Fenouillèdes.

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Tags: Fenouillèdes, figatellu

Youpi ! C’est l’automne… et le retour du gras !

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Article Posté dans : automne,hiver,Humeur,Non classé par anneserres le 31 octobre 2011 à 18:51

Vous n’en pouviez plus de cet interminable été, de ces déjeuners en terrasse un verre de rosé à la main (jeudi dernier, encore… Si, ami nordiste, si !), de vous emmitoufler le matin pour vous dénuder le midi et vous coucher avec une fluxion de poitrine ? Comme je vous comprends ! Il semble cependant que l’été ait enfin pris fin (oui, je le reconnais, on se fait le constat tous les quinze jours parce que le week end a été pourri, on a juste le temps d’attraper une bronchite et l’été revient…). Là c’est du sérieux : nous avons changé d’heure (un dimanche de 25 heures, c’est ce que j’appelle de la magie).

Dès vendredi soir, c’était l’heure de la transition avec des légumes d’hiver et d’été (aubergine, courgettes, mais aussi quelques carottes et un poireau) revenus et allongés dans un premier pot au feu improvisé. Evidemment, j’en avais fait pour six et  je suis allée sonner chez mes voisins adorés…

Bonjour ami voisin, veux-tu partager mon souper ?

Damned ! Ils avaient eux aussi prévu un plat qui occupe le corps et l’esprit.

J’ai nommé la tartiflette. Inventée pour les touristes dans les années 80, adoptée par la Haute-Savoie comme son plat national, au même titre que la fondue, ancestrale depuis les années 50… Ah la magie de la haute montagne ! Y’a de la patate, y’a du frometon fondu et tout de suite c’est local. En attendant, quitte à être un mensonge, autant être un mensonge gentil et gras, comme je les aime. On ne peut pas nier que c’est le cas avec la tartiflette. Et là, on voit rouge avec le Carignan des Quat’z'Arts qui nous a suivis tous le repas (on a attaqué le figatellu aux légumes dans la foulée, pour être sûr).

Il ne manque plus que le son, s'pas ? Ah le chant de la tartiflette le soir au-dessus des sapins enneigés…

Mais là, d’un coup, on ne peut plus se mentir : on a basculé de l’autre côté du solstice…

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Rugby World Cup : quel vin boire avec… un All Black ?

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Article Posté dans : Humeur par anneserres le 25 octobre 2011 à 12:22

 

Que boire avec les danseurs-lutteurs de haka ?

Du sang et des larmes ?

Mais sinon…

Alors, déjà, pas de Sauvignon, oui c’est inattendu de ma part, mais avec cette coupe du monde on a pu mesurer l’ampleur des dégâts causés en Nouvelle-Zélande par les thiols variétaux responsables des arômes de chat dont j’ai eu l’occasion de vous parler.

Le sauvignon est l’étendard de la Nouvelle-Zélande du vin,  en blanc. Au pays des Kiwis, les sauvignons assument leur touche féline. Elle n’en cause pas moins des désordres mentaux tout à fait alarmants, même chez les sportifs de haut-niveau. Après avoir attentivement regardé cette finale, je suis tentée de dire SURTOUT chez les sportifs de haut-niveau. Regardez ce pauvre garçon ci-dessous. Vous aurez sans doute peine à le croire, mais il s’agit de ce cher Richard McCaw. Méconnaissable, le capitaine des Blacks a tenu à jouer malgré un état de santé parfaitement lamentable, comme on a pu le voir durant le Haka. La faute aux thiols, je ne crains pas de le dire, dont la méchanceté aromatique se lit dans le regard démoniaque du chat sur fond vert (le vin s’appelle « pisse de chat sur un bosquet de groseilles à maquereaux ». Si. Parce qu’en Nouvelle-Zélande on assume son sauvignon, Madame, Monsieur. Et oui).

Et sinon, en tarte aux concombres il a ce qu'il lui faut ?… C'est pas bon hein ?

 

Remets-toi, Richie, le message est passé.

Pas de sauvignon, donc. Autre étendard de la production néo-zélandaise : le pinot noir. Noir c’est noir. C’est approprié mais affinons…

Le Blanc de Noirs s'impose, s'pas ?

Que boire avec un All Black un lendemain de 23 octobre ? On avait dit « victoire/défaite/mérite/besoin » tout ça, et donc on avait dit champagne. Un Blanc de Noirs, donc.

(Dans le feu de l’action, pour de vrai, ce fut un cava de chez Nadal, offert par un ami donc moins amer malgré le contexte. Et catalan, donc ni français ni néo-zélandais, pas de jaloux.)

 

A refaire, je nous préparerais une bouteille d’un champagne Blanc de noirs. C’est à dire fait de cépages noirs : pinot noir et pinot meunier, de leur chair blanche juste pressée sans être laissée au contact des peaux. Le Blanc de Blancs est cristallin et aspire à la garde ; Le Blanc de Noirs signe son opulence avec l’accent rocailleux de pinot meunier en goguette sur le parler châtié d’un pinot noir de bonne famille.

Entre les deux, il y a toute la palette des assemblages à dominante de l’un ou de l’autre. Dans le doute, valeur sûre, je prendrais un Bolly. En cas de défaite, Spécial Cuvée ; en cas de victoire, Grande Année (qu’on va donc garder précieusement pour la prochaine, s’pas).

Fatalement, le Haka, ça flanque la pépie…

Dominante pinot et chair, c’est la signature de la maison. Ce n’est pas à proprement parler un blanc de noirs puisqu’il y a du chardonnay mais comme ça, c’est fait. Et si j’hésite, tout en restant dans les grandes maisons, Roederer célèbre le Pinot Noir sur son Vintage 2003. Le Blanc de Noirs de Boizel reste une référence…

Pas commodes, s'pas ?

Un Blanc de Noirs de vigneron, plutôt que d’une grande maison, ce serait tellement plus authentique… J’attends vos suggestions !

Oui, je suis encore triste de dimanche.

Mais oui mais tu vas mettre à côôôôtéééé…

Auriez-vous des suggestions de Blanc de Noirs, de Champagne ou d’ailleurs ? Je les attends avec impatience pour retrouver le sourire !

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Tags: all blacks, champagne, haka, nouvelle zélande, rugby

Rugby World Cup : quel vin boire avec… un Australien ?

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Article Posté dans : Humeur par anneserres le 21 octobre 2011 à 12:38

On les surnomme Wallabies. Mais alors me direz-vous, quel vin boire avec un mec qui se balade avec une poche ventrale ?

Non. Ne confondez plus et ouvrez vos cahiers : le Wallaby est un mammifère commun de l’île continent d’en-bas-en-dessous (pour reprendre l’expression de nos amis Anglais). Il se nourrit de ribs de porc et de T-bones de vache au barbecue, boit de la shiraz, du chardonnay ou de la Foster’s. Le dimanche après la messe, il met son maillot jaune et vert, embrasse sa femme dont il effleure la poche ventrale pour faire coucou aux mômes. Puis il part rejoindre les autres mâles et joue au ballon jusqu’à la nuit.

L’autre wallaby (sans majuscule, sinon ils deviennent arrogants) est poilu, lui aussi, mais il ne porte pas de maillot et ne joue pas au ballon (ou alors il passe sa vie hors-jeu à faire des en-avant).

Exercice :

Aucun n'a de ballon, c'est difficile… Pensez au maillot !

Donc on boit quoi ? S’il a un peu de Grange de chez Penfold’s, on se sacrifie. Sinon, bien sûr, on fait la réponse du Kangourou au Wallaby et on sort le Yellow Tail. Une Shiraz ? Non, mieux, retournons buller car Yellow Tail fait des bulles. Au propre comme au figuré. Alors trinquons avec Berrick Barnes (oui, celui de droite sur la photo plus haut. Parce que.) à son très bel essai de la 13ème minute ainsi qu’à celui de Mac Calman à la 75ème, où on s’est dit « Bon là, je crois que c’est mort pour les rouges »…

 

Bon, fermons la parenthèse, on a bien ri. Maintenant, les choses sérieuses : je n’ai jamais goûté le Yellow Tail Bubbles, mais s’il ressemble au reste de la gamme, ce doit être un vin bien fait et sans défaut, ce qui est aussi sa seule qualité, mais compte-tenu des quantités produites, bravo. Manque un peu de rêve…

S’il y a bien un truc qui me fait rêver en Australie, c’est la perspective de goûter le Cabernet Franc Investigator de Jacques Lurton sur l’île du Kangourou. Alors là, oui, ça me donne envie de prendre un billet d’avion. J’en profiterais pour goûter aussi les rouges d’AC/DC… Qui vient ?

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Tags: australie, bulles, galles, jacques lurton, rugby, shiraz, yellow tail

Rugby World Cup : quel vin boire avec… un Gallois ?

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Article Posté dans : Humeur par anneserres le 20 octobre 2011 à 14:03

Bon, on va pas se mentir, le Gallois est résistant et rugueux. Il nous faut un vin tannique et dense, un qui frôle le 15° même quand il joue à 14. Parce qu’on peut bien faire les malins maintenant qu’on est en finale, toujours est-il que le 15 octobre dernier on n’en menait pas large (gagner d’un point, par définition, y’a pas plus ric-rac quand il s’agit de victoire). Encore heureux, donc, que les Gallois aient vite joué à 14 (et ce carton rouge sur Sam Warburton était on ne peut plus mérité !).

Et peut-être que comme moi vous avez eu la tension artérielle à 18-20 à partir de la 70ème minute et jusqu’à la 82ème. Alors un vin tendu, tout du long, qui ne lâche rien. Un vin gourmand de pignes côté garrigue, un vin du Sud.

Prenez James Hook, mon héros rouge du match. Et bien, une fois de plus on constate que Dieu existe ou du moins qu’il n’y a pas de hasard dans la vie. James Hook est le futur demi d’ouverture de l’USAP. Sempre en daban, le Soleil Rouge du Mas Baux s’impose !

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Rugby World Cup : quel vin boire avec… un Anglais ?

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Article Posté dans : Humeur par anneserres le 19 octobre 2011 à 14:25

Un Anglais, et pas le dernier d’entre eux : Jonny Wilkinson soi-même. Un champagne Pol Roger s’impose. En cas de victoire, je le mérite ; en cas de défaite, j’en ai besoin. Surtout si le match est un France-Angleterre et la cuvée une Winston Churchill. Car la citation n’est pas de lui, mais de Napoléon. Si.

 

Oui, Jonny, il y a des photos où tu es plus beau, mais elles me font trop mal ! ;)

 

Soyons honnêtes une défaite ou une victoire sur l’Anglais, quel qu’il soit, ouvre au Français des gouffres de désespoir ou des montées de bonheur qu’il n’atteint face à aucun autre adversaire. Ce sont à ces gouffres et à ces montées, bien plus qu’en regardant mes papiers d’identité, que j’ai reconnu, le 8 octobre dernier, toute la francitude de ma nature. Ca tombait on ne peut mieux. Ca ne pouvait être un hasard. Le 8 octobre c’est mon anniversaire. Les gars m’ont offert une victoire contre l’Anglais. Comment ont-ils su, je l’ignore… Mais JE VOUS AIME !!!

Reste que, avec Jonny, la douleur exquise s’explore en de nouveaux sommets. Jonny a le pied sûr et l’oeil vif, il est beau comme un astre, ce qui ne gâche rien de ce plaisir odieux qu’on trouve à aduler son bourreau quand il est Anglais et talentueux…

Bon, en l’espèce, on a gagné… MouhaHaHaHa… Mon Jonny, pour ce coup-ci, c’est dans ta face. Tchintchin et good game, perfide crapule.

 

La référence livresque de mes élucubrations : le dictionnaire absurde du rugby par Serge Simon. Je trouverai un moment pour vous recopier les extraits adéquats des définitions de l’Anglais et de good game…
Encore que non, pour cette dernière, je ne puis attendre davantage car c’est l’expression particulièrement odieuse de l’Anglais qui vous félicite d’avoir perdu face à lui. Notez que l’Anglais sait être fair play pourvu qu’il ait gagné. Indispensable au vrai good game : le ton. Imaginez celui que vous utiliseriez pour dire à votre patron que vous avez gagné au loto et que vous le quittez pour partir aux Seychelles. Serge Simon le traduit par « Pas mal, mais encore baisé » ou « Vous avez fait des progrès, la prochaine fois on pourra faire un vrai match »… Il cite ensuite l’exemple de Dédé, encaissant le « Good game. Very good game » du capitaine anglais après avoir pris trente points à la maison…)

Donc on retient : quoiqu’il arrive, avec un Anglais : champagne et fourchettes !

A P.S. to my dear British friends: as I am closing this chapter on our love-hate relationship, I have to say I would be more than glad to toast to it with you and a glass of Pol Roger, while we watch some Black Adder, Allo Allo, Fawlty Towers… You know my favourites !

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Le Saint-Rognon du Dimanche, deuxième !

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Article Posté dans : Non classé par anneserres le 16 octobre 2011 à 14:36

Le gras c’est la vie, troisième ! Vous savez maintenant mes coupables faiblesses pour la tripaille.Je ne vous cacherai donc pas que ces faiblesses n’ont rien d’occasionnel. Prenez le rognon, en particulier…

Le dimanche, certains vont à la messe. Quant à moi, quand je veux me recueillir, j’invite un rognon de veau. Je lui prépare un lit d’oignons coufits (c’est à dire plus que confits… pour saisir la nuance, cliquez ici), de courgettes pour le vert et je flambe au whisky. Parce que.

 

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Des bulles, oui, mais de Campanie !

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Article Posté dans : Campanie par anneserres le 19 septembre 2011 à 18:54

Aaaaaaaaah les envies de bulles ça vous prend comme l’annonce d’une victoire : celle de mon pote Jordi qui a remporté la finale espagnole du Concours européen des Ambassadeurs de Champagne ! Bravo Jordi ! Et puis hein, en cas de victoire je le mérite, en cas de défaite, j’en ai besoin, na !

Si je vous parle des vins de la province de Naples, l’heureuse Campanie, grenier à blé et lieu de villégiature de la Rome antique, vous penserez « sud » et peut être « vins rouges ». Oui, ici triomphe l’Aglianico, cépage rouges que d’aucuns ont surnommé le Nebbiolo du Sud… Mais pour l’instant Taurasi c’est pas encore Barbaresco.

Sous l'étiquette dorée DUBL, le carré est noir pour la falanghina, argent pour le greco... Moi là je le vois noir donc ça doit être de la falanghina...

Sous l'étiquette dorée DUBL, le carré est noir pour la falanghina, argent pour le greco… Moi là je le vois noir donc ça doit être de la falanghina…

Cépage tardif, l’Aglianico se consacre volontiers à ses tannins, rechigne au jus, donne facilement si on n’y prend garde des vins de structure plus que de chair (pour ne pas dire des vin masculins gnagnagna, on ne va pas remettre ça. Si vous lisez l’anglais je parle de l’article juste en dessous avec Schwartzy et Gabin en photo. Non, pas sur la même photo). Mais les sols volcaniques, la fraîcheur des nuits autorisent la culture de très grands cépages blancs en Campanie (il faut savoir que la Campanie compterait plus de cépages autochtones que toute l’Italie). Les star sont le Greco di Tufo, le Fiano d’Avelino et leur petite soeur, plus facilement utilisée pour la production de vins blancs acidulés en mode bonbon anglais (le cauchemard recommence). Il importe de connaître en Campanie :

- le domaine familial du XIXème. C’est le seul domaine véritablement ancien de la province, c’est une référence en qualité, en quantité, c’est le domaine qu’il faut visiter si vous n’en visitiez qu’un. C’est Mastroberardino.

- le domaine nouveau venu qui exporte et qui fait parler de Campanie dans tous les wine-shops du monde. Il a été bâti par un drôle de type qu’on devra contacter pour incarner Néron si le biopic se fait. Vraiment très inquiétant. Qui a été remplacé depuis. Le domaine est ambitieux et en a les moyens, sur le chai ultramoderne où on berce le vin dans les barriques avec des chants grégoriens, on a bâti un restaurant qui vise les étoiles. Et où on sert en apéritif trois bulles : le Greco, la Falanghina, et un Aglianico rosé. Sur la photo, c’est la Falanghina.

- les fondus qu’on aime à la folie : Sylvia Imparato, photographe, globe-trotter, qui fait des vins magnifiques à Montevetrano (c’est le Naples blend: un tiers Cab, un tiers Merlot, un tiers Aglianico ; Parker adore, Sylvia manque de bouteilles) ; Sabino Lofredo, du domaine Pietracupa, pour ses blancs incroyables et son Taurasi charnu ; Bruno de Conciliis et sa clique anarchiste sur le Cilento, pour leur Naima, une cuvée 100 % Aglianico qui vous laisse assis par sa pureté et son jus… Et puis avec le beau-frère sarde qui vous lance des éclairs par les yeux, de toutes façons on a envie de rester assis bien sage et de pas trop la ramener !

Oui, il y en a d’autres, mais ce n’est qu’un petit survol… J’avais juste envie de vous dire un mot et je suis tombée sur cette photo qui m’a rappelé des souvenirs d’une terre inoubliable. Ah, l’envie d’y retourner !

Ciao, amore !

Ciao, amore !

PS : en attendant, il est toujours possible de relire les quelques pages que Pénélope Jolicoeur consacre à la gastronomie en Campanie. C’est assez fidèle à ce que j’ai ressenti : c’est ici…

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